Kindle vs iPad, le faux débat

March 15th, 2010

Kindle, Sony Reader, iPad, Courier, iSlate, Google, Apple & cie : arrêtez de tout mélanger !

Partout je lis que l’iPad va tuer le Kindle, que la guerre des tablettes est lancée, qu’ils vont engloutir le marché des e-books etc… Mais de quoi parle-t-on ?

Je lorgnais sur le Kindle depuis l’annonce de sa toute première version en 2007 mais n’ai finalement franchi le pas que début février 2010, c’est à dire après avoir vu l’annonce de l’iPad et compris que ce dernier ne pouvait en rien me satisfaire pour cet usage spécifique qu’est la lecture.

Dimensions : le Kindle 2 fait environ 20cm de longueur pour 13cm de largeur, tandis que l’iPad fait 24cm de longueur pour 19cm de largeur. Le premier rentre dans la poche de mon manteau et est donc tout aussi mobile qu’un livre d’une petite centaine de page, la capacité en plus. Bref, nettement plus pratique et discret pour une lecture debout dans le métro par exemple, là où l’iPad sera sans doute condamné à faire le trajet rangé dans son sac…

Prix : J’ai payé 280€ mon Kindle avec l’étui et les frais de ports. L’entrée de gamme iPad coûtera probablement pas moins de 450€. Vu comme ça, c’est un no-brainer. Alors bien évidemment, si on entre dans le détail, sortir les près de 200€ de différence pour avoir accès à un vrai navigateur web, tout un tas d’applis, un écran couleur etc… On serait tenté d’économiser un peu plus. Mais si le but n’est que de bouquiner et de laisser le reste à une vraie configuration informatique ?

Technologie : C’est sans doute le point le plus important. Car pourquoi ne lit-on pas de livres sur nos écrans d’ordinateurs ? La fatigue, le manque de confort… Or, face aux LED et LCD que proposent les tablettes, les Readers, Kindle et cie se sont développés sur des technologies de papier et encre électronique (e-ink ou e-paper). Le confort de lecture est donc optimal sur ces derniers et n’a plus rien à envier au papier traditionnel. Pourra-t-on en dire autant d’un écran de tablette ?

Autonomie : Une semaine pour le Kindle contre une dizaine d’heures pour l’iPad. Là encore, pourquoi tout mélanger ? Si je veux lire pendant mes vacances, mes trajets etc… qu’est-ce que l’iPad vient faire dans le débat ?

Catalogue : Pour l’heure, avec son catalogue de plus de 450 000 titres, Amazon a une avance conséquente sur ses concurrents. Nul doute qu’Apple ou Google ont les moyens et les leviers pour inverser, ou du moins rééquilibrer, cet état de fait. Mais quand bien même ils y parviennent (et il est plus que probable que les choses vont bouger en ce sens), à quoi bon si les interfaces qu’ils produisent sont inadaptées à la lecture ? Reste la question des prix des livres, mais là encore, c’est certainement pas sur Apple que je parierai.

So what ?

Le Kindle est un livre électronique, ni plus, ni moins. L’iPad, non. Alors pourquoi s’acharne-t-on autant à les comparer ? Si je veux faire du multimédia, de la bureautique et cie, j’achète un PC, voilà tout. Non pas que je ne cèderai jamais aux sirènes d’une tablette (loin de là), mais nul doute que j’en aurai avant tout un usage web (ie. affalé devant la TV), mais que ça ne me servira pas plus de lecteur d’e-books que de lecteur mp3 ou de poste bureautique principal.

Au final, qui doit véritablement s’inquiéter de l’arrivée des tablettes ? Le Kindle DX sans doute à cause de ses dimensions et de son prix, mais pas le Kindle 2 et ses équivalents. Sinon, probablement plus les constructeurs de netbooks qu’Amazon et consorts. Bref, ne mélangeons pas tout. Si vous cherchez un livre électronique, achetez un livre électronique. Et si c’est juste une alternative au netbook qui vous intéresse, alors oui, tablette FTW. Mais pour l’heure, certainement pas en tant que substitut à un “vrai” livre électronique.

Annoncer la mort des readers et autres sous prétexte de l’arrivée imminente des tablettes me paraît en définitive aussi ridicule que nous faire croire qu’en intégrant la photo à nos téléphone, on allait tuer nos chers APN Canon, Nikon et cie, ou que la TV sur mobile pourrait couler le marché des écrans plasma. Tout ça n’est que gadget et si je dois prendre de belles photos de famille ou de vacances, ou regarder un film, c’est certainement pas vers mon téléphone que je me tournerai en premier.

Master Communication et technologie numérique (Celsa / Mines d’Alès)

February 24th, 2010

Il y a un peu plus d’un an, revenu d’un petit séjour en Norvège, je décidais qu’il était temps que je reprenne les études. Introspection réalisée, j’avais remis un nom sur mon projet professionnel initial : quand je serai grand, je serai policier community manager. Restait alors à mettre en oeuvre les actions pour y parvenir.

Jusque là, malgré un Master Recherche en sociologie, deux mémoires consacrés aux communautés de gamers et plus de 8 ans d’implications dans des communautés prog/métal off et online, je sentais au gré des entretiens que j’avais pu obtenir qu’il manquait sur mon CV cette petite ligne communication / marketing (sans oublier un stage) pour y arriver. Résultat, 3 ans après l’obtention de mon diplôme, j’en étais encore à mon job étudiant. Typical.

Mais trêve de défaitisme, place au pragmatisme 2.0 : /me va ajouter cette ligne au CV !

Et me voilà donc, quelques mois et formalités administratives plus tard, rendu à Nîmes pour prendre part à la deuxième promotion du Master 2 Professionnel “Communication et technologie numérique”, une formation gérée par le CELSA (Paris IV Sorbonne) en cohabilitation avec l’École des Mines d’Alès.

Le concept : allier les savoir-faire en communication du CELSA avec les compétences techniques de l’École des Mines. Tout un programme pour toi l’aspirant chef de projet web !

L’intégralité des cours se déroule donc à Nîmes et est assurée par des intervenants du CELSA (universitaires et professionnels) et de l’École des Mines d’Alès (des ingénieurs, chercheurs, et professionnels également). La répartition technique / théorique est par conséquent assez équilibrée et nous permet de bénéficier du meilleur des deux mondes (hype & nerd).

Du coup, je m’attendais au départ à tomber sur des profils similaires au mien (comprendre : no-life), mais il n’en fût rien. Le profil type est plutôt un communiquant de formation “classique” qui a conscience qu’il a tout à gagner en développant ses compétences web. Ceci dit, près de la moitié de la promo de cette année (à savoir 9 étudiants sur 22) est issue de la formation continue. Notre petite bande s’avère ainsi d’une assez grande hétérogénéité au niveau des profils (communication, sciences politiques, commerce, sciences humaines ou même architecture), chose qui se révèle être d’une grande richesse.

Bref, revenons à moi (bah oui quand même !). Près de 5 mois après le début de la formation, c’est une certitude, l’impact de cette petite ligne ajoutée à mon CV est monumental. Alors évidemment, d’autres choses ont changé entre ma dernière soutenance en sociologie et cette année, mais nul doute que ce “label” CELSA / Mines joue un rôle important. Pour résumer, dans mes démarches de recherche de stage, j’ai envoyé 8 CVs et obtenu 7 opportunités d’entretiens (la plupart du temps en moins de 48h). Parallèlement à ça, j’ai été sollicité via Twitter et Viadeo à 7 reprises pour 3 entretiens supplémentaires. Sur l’ensemble des entretiens que j’ai fini par réaliser (cinq), TOUS ont donnés lieux à une proposition ! Alors évidemment, il ne s’agit que de stages, mais il y a matière à optimisme pour la suite (perspectives de CDI). J’y reviendrai sans doute d’ailleurs dans un prochain billet.

En attendant, et pour ceux qui voudraient davantage d’information sur les enseignements que l’on suit, voici la plaquette de la formation (au format pdf). Sinon, si tu envisages d’en être pour 2011 et que tu as des questions, n’hésites pas à me contacter.